lundi 11 juillet 2011

L'ablation d'un drain


L'ablation d'un drain


Définition
    L’ablation d’un drain de Redon consiste à enlever le drainage aspiratif (sous vide) ou non aspiratif (sans vide) lorsque les sérosités recueillies deviennent moins importantes voire nulles.
Indications
  • Diminution du recueil des sérosités.
Matériel
  • Bistouri stérile à usage unique ou lame stérile à usage unique.
  • Pince stérile.
  • Gants stériles
  • Gants non stériles à usage unique.
  • Compresses stériles.
  • Pansement.
  • Produits pour l’antisepsie :
  • Respecter les mêmes gammes de produit : polyvidone iodée ou chlorexidine.
  • Savon antiseptique.
  • Sérum physiologique ou eau stérile.
  • Antiseptique dermique.
  • Flacon bactériologique stérile.
  • Etiquettes laboratoire d'identification patient.
  • Bon d'analyses laboratoire, avec pochette de transport.
  • Sac à élimination des déchets papier et matériel non contaminé.
  • Sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Conteneur à déchets contaminés piquants et tranchants.
  • Désinfectant de surface et chiffonnette.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.
  • Vérifier la prescription médicale :
  • Date d'ablation.
  • Ablation en mode aspiratif ou non aspiratif.
  • Quantifié le recueil du drain : si recueil important, ne pas enlever le drain et le signaler au médecin.
  • Prévenir le patient du soin, lui expliquer le processus, le prévenir que c'est un acte pouvant être douloureux.
  • Installer confortablement le patient.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de  l'intégrité des emballages.
  • Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
  • Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
  • Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
  • Ouvrir aseptiquement les paquets de compresses et les imbiber avec le savon antiseptique (mettre un peu de sérum ou eau sur le savon antiseptique afin de le diluer), le sérum physiologique, l’antiseptique dermique, laisser un paquet de compresses sèches.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants non stériles à usage unique.
  • Oter le pansement et le jeter dans le sac à déchets contaminés ; ôter les gants et les jeter.
  • Observer l'aspect de l'orifice de sortie du drain de redon, repérer les fils fixant le redon à la peau à enlever.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants stériles.
  • Pratiquer une antisepsie de la peau en 4 temps :
  • Procéder toujours de façon à aller d'une zone nettoyée donc propre vers une zone moins propre : aller de l'extérieur vers l'intérieur = faire le contour puis terminer par l'orifice de sortie du drain.
  • Ne jamais repasser à un même endroit.
  • Utiliser une compresse par passage puis la jeter dans le sac à déchets contaminés.
  • Respecter le temps de contact de l'antiseptique.
  • Nettoyer avec le savon antiseptique.
  • Rincer avec le sérum physiologique ou l'eau stérile.
  • Sécher avec des compresses stériles sèches.
  • Appliquer l'antiseptique dermique.
Le fil extérieur est considéré comme étant septique. De ce fait, il ne doit pas passer par l'intérieur des tissus considérés comme aseptique.
Mais il arrive qu'une suture incluse dans la peau ne permette pas ce principe. Il est donc important d'ôter les fils après une antisepsie de la cicatrice.
  • Saisir le nœud du premier fil à l'aide de la pince stérile et tirer légèrement pour soulever et décoller le fil de la peau.
  • Couper le fil à ras de la peau et tirer doucement.
  • Déposer au fur et à mesure les fils sur une compresse sèche et vérifier l'intégralité des fils.
  • Déposer au fur et à mesure les fils sur une compresse sèche et vérifier l'intégralité des fils.
  • Poser un matelas de compresses sèches en haut du point de ponction.
  • Maintenir de l'autre main le drain du Redon avec une compresse stérile, de façon à ne pas se destériliser.
  • Retirer le drain sans appuyer sur l'orifice avec le matelas de compresses car cela risque de fausser les résultats de bactériologie si les germes se fixent sur les compresses.
  • Une fois le drain retirer, recouvrir l'orifice de sortie avec le matelas de compresses pour éviter un écoulement de la plaie.
  • Couper l'extrémité du drain et le mettre dans le flacon de bactériologie en restant stérile.
  • Pratiquer une seconde antisepsie de la peau avec l'antiseptique dermique.
  • Mettre un pansement légèrement compressif sur la cicatrice pour éviter une infection et l'écoulement de la plaie.
  • Oter les gants stériles et les jeter dans le sac à déchets contaminés.
  • Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Etiqueter le flacon au lit du patient, remplir le bon d'analyse et acheminer le flacon au laboratoire d'analyse.
  • Transmission : quantité et aspect des sérosités recueillies, aspect du point de ponction, nombre de fils enlevés, réaction du patient.
Risques et complications
  • Adhérence du drain aux tissus.
  • Risque d’hémorragie.
  • Risque infectieux.

Surveillances et évaluations
  • Evolution de la cicatrisation de l'orifice de sortie.
  • Etat du pansement.
  • Courbe de température.

jeudi 7 juillet 2011

L'oxygénothérapie


L'oxygénothérapie
Définition
    L'oxygénothérapie est une méthode visant à apporter artificiellement de l'oxygène à un malade de façon à rétablir ou à maintenir un taux normal d'oxygène dans le sang.
Indications
  • Hypoxémie (baisse de la teneur en O2 du sang).
  • Hypercapnie (augmentation de la teneur en CO2 du sang).
  • Hypoxie aiguë (diminution de la distribution de l'O2 dans les tissus) :
  • Objectif : correction rapide par apport de forts débits d'oxygènes afin d'obtenir une SpO2>90%.
  • Hypoxie chronique : pathologies entraînant une insuffisance respiratoire chronique, BPCO.
  • Objectif : correction par apport de faibles débits d'oxygène en contrôlant l'augmentation de la PaCO2, et maintenir une SpO2 aux alentours de 90-92% sans dépasser 95% :
  • Dans les BPCO, il faut utiliser un apport de faibles débits d'oxygène car un apport de forts débits d'oxygène supprime le stimulus respiratoire lié à l'hypoxie, le malade hypoventile, la PaCO2 augmente, le malade s'endort et s'arrête de respirer.
Matériel
  • Matériel d'administration :
  • Lunettes à oxygène.
  • Sonde nasale à oxygène.
  • Masque à oxygène.
  • Masque à haute concentration en oxygène.
  • Masque venturi à oxygène.
  • Système d'oxygénation :
  • Source d'oxygène :
  • Prise murale d'oxygène :
  • Débit-litre gradué de 0 à 15 l/min.
  • Humidificateur.
  • Tuyau souple.
  • Raccord biconique.
  • Bouteille d'oxygène.
  • Manodétendeur : permet de mesurer la pression, exprimée en bars, régnant dans la bouteille (manomètre) et d’apporter l’oxygène stocké sous haute pression à une pression plus faible où ce gaz pourra être utilisé (détendeur).
  • Tuyau souple.
  • Raccord biconique.
  • Mouchoir en papier.
  • Réniforme (haricot).
  • Pour la sonde nasale : compresses, eau stérile.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.
Les lunettes à oxygène
Propriétés des lunettes à oxygène
  • Faible débit : 0,5à 3 L/min.
  • Si débit > 6 L/min : innefficace car il n'augmente plus la FiO2 et le patient ressent un inconfort causé par le flux d'air dans les narines.
  • FiO2 : 24 à 44 % (Fraction Insipirée en Oxygène).
Lunettes à oxygène
Débit L/min
FiO2
1
24 %
2
28 %
3
32 %
4
36 %
5
40 %
6
44 %
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Installer le système humidificateur.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Mettre les lunettes à oxygène :
  • Placer les deux petits embouts dans les narines.
  • Passer la tubulure derrière chaque oreilles : les tuyaux font le tour complet des oreilles pour se rejoindre en avant sous le menton.
  • Ajuster les lunettes sous le menton à l'aide de la bague en plastique coulissante.
  • Il est inutile de demander au patient de respirer par le nez puisque la dépression créée dans le nasopharynx par une respiration normale, est suffisante pour "aspirer" l'oxygène vers les poumons.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer les lunettes quotidiennement.

La sonde nasale à oxygène
Propriétés de la sonde nasale à oxygène
  • Débit moyen : 1 à 8 L/min.
  • FiO2 : 30 à 50 % (Fraction Insipirée en Oxygène).
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Installer le système humidificateur.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Repérer la longueur de sonde a introduire dans la narine : distance nez-tragus (tragus : partie centrale de l'oreille, placée devant le conduit auditif externe).
  • Demander au patient de mettre la tête en arrière : permet de libérer les voies aériennes.
  • Lubrifier la sonde avec de l'eau stérile.
  • Introduire la sonde de la distance mesurée au préalable : la sonde se situera à l'extrémité inférieure du palais.
  • Raccorder la sonde nasale à oxygène avec le système d'oxygénation avec un raccord biconique.
  • Fixer la sonde sur le nez ou le front avec du sparadrap.
  • Tracé un repère sur la sonde au feutre indélébile :permet de repèrer si la sonde s'est déplacée.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer la sonde quotidiennement.
Le masque simple à oxygène
Propriétés du masque simple à oxygène
  • Le masque simple est muni d'ouvertures latérales sans valves souples qui permettent l'évacuation du gaz expiré (CO2).
  • Débit moyen : 4 à 8 L/min.
  • Si débit < 4 L/min : risque de réinhalation du gaz expiré (CO2) contenu dans le masque.
  • Si débit > 8 L/min : le masque ne sera plus efficace puisqu'un débit de 8 L/min assure l'enrichissement maximum qu'il est possible d'obtenir avec ces masques.
  • FiO2 : 40 à 60 % (Fraction Insipirée en Oxygène).
Masque simple à oxygène
Débit L/min
FiO2
5 - 6
40 %
6 - 7
50 %
7 - 8
60 %
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Installer le système humidificateur.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Mettre le masque :
  • Veiller à ce qu'il n'y ait pas de fuite.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer le masque quotidiennement.
Le masque à haute concentration en oxygène
Propriétés du masque à haute concentration en oxygène
  • Le masque à haute concentration est muni :
  • Réservoir souple : réservoir en O2 qui permet un enrichissement à 100% en oxygène de l'air inspiré.
  • Une valve unidirectionnelle : empêche l’air expiré de retourner dans la réserve et limite ainsi le phénomène de réinhalation du gaz expiré (CO2).
  • Deux ouvertures latérales pourvus de valves souples : permettent l’évacuation du gaz expiré (CO2) et empêche l’entrée d’air ambiant à l’intérieur du masque : permet donc d’inhaler de l’oxygène pur.
  • Débit fort : 8 l/min minimum.
  • FiO2 : 80 à 100% (Fraction Insipirée en Oxygène).
Masque à haute concentration d'oxygène
Débit l/min
FiO2
8
80 %
9
90 %
10
100 %
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient si possible.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Ne pas installer de système humidificateur : l'humidification de la valve souple peut altérer le fonctionnement du masque à haute concentration.
  • Remplir le réservoir en O2 : obturer avec un doigt la valve.
  • Mettre le masque :
  • Veiller à ce qu'il n'y ait pas de fuite.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer le masque quotidiennement.

mercredi 6 juillet 2011

L'oxymétrie de pouls : la saturation pulsée en oxygène : SpO2

Lorsque l'oxygène est distribué aux tissus, le globule rouge est quasi déchargé en oxygène. L'hémoglobine désoxygénée s'appelle, la déoxyhémoglobine.
Fonctionnement
Le principe de fonctionnement des appareils de mesure repose sur l’émission de deux lumières (rouge et infrarouge), et de la mesure de leur absorption par le flux pulsatile du sang :
  • L'oxyhémoglobine absorbe plus de lumière infrarouge et laisse passer plus de lumière rouge.
  • La déoxyhémoglobine absorbe plus de lumière rouge et laisse passer plus de lumière infrarouge.
La partie non absorbée est recueillie par le capteur photoélectrique et analysé. L’analyse est effectuée suivant la valeur d'absorption de l’oxyhémoglobine et de la déoxyhémoglobine.
Interprétation du résultat
L'oxymétrie repose donc sur la mesure de l'absorption lumineuse de l'hémoglobine au niveau des capillaires sanguins et plus précisément sur le taux d'oxyhémoglobine et de déoxyhémoglobine de chaque globule rouge :
  • Une SpO2 de 98 % signifie que chaque globule rouge est chargé à 98% d'oxyhémoglobine et de 2% de déoxyhémoglobine.
  • Une SpO2 de 98 % ne signifie pas 98% des globules rouges sont chargés en oxygène.
L'oxymétrie de pouls permet donc de mesurer la proportion d'hémoglobine totale combinée à l'oxygène.
Le résultat affiché reflète les 3 à 6 dernières secondes de saturation. Il est mis à jours toutes les demi-secondes.
Indications
  • Surveillance de la fonction respiratoire.
  • Surveillance du pouls et de la perfusion périphérique.
Matériel
  • Appareil de mesure.
  • Câble.
  • Capteurs :
  • Doigtier.
  • Autocollant.
Réalisation du soin
  • Vérifier l'intégrité du capteur, du câble.
  • Placer le capteur :
  • Extrémité des doigts ou des orteils.
  • Lobe de l'oreille.
  • Nez.
  • Plante ou dos des pieds chez l'enfant.
  • Régler les alarmes.
Complications : limites de la mesure
  • Anomalie voire absence de détection : pouls faible ou irrégulier.
  • Compression du membre : ne pas mettre le capteur au bras portant le brassard à tension.
  • Mauvais positionnement du capteur.
  • Hypothermie.
  • Frisson.
  • Hypotension artérielle.
  • Vasoconstriction.
  • Troubles du rythme.
  • Anémie car hématocrite bas.
  • Agitation du patient.
  • Hémoglobine anormale :
  • Carboxyhémoglobine : association de monoxyde de carbone et de l'hémoglobine : intoxication. La carboxyhémoglobine est considérée comme de l'oxyhémoglobine par le capteur, ce qui fait une surestimation de la saturation.
  • Colorants sur les ongles.

La Diurèse

Indications

  • Surveillance quantitative et qualitative de l’élimination urinaire.

  • Bilan des entrées et sorties liquidiennes.

  • Patient porteur d’une sonde vésical.

  • Faire un ionogramme urinaire.

Matériel

  • Verre à pied gradué.

  • Bocal gradué muni d’un couvercle.

  • Protection papier absorbante à usage unique.

  • Compresses stériles.

  • Antiseptique à large spectre.

  • Gants non stériles à usage unique.

  • Nécessaire à l'hygiène des mains.

Réalisation du soin

Diurèse chez un patient continent

  • Informer le patient sur le recueil et la surveillance de ses urines.

  • Demander au patient d’uriner et de jeter les urines.

  • A partir de ce moment, commencer le recueil, noter l’heure de début du recueil.

  • Recueillir les urines dans un bocal gradué nominatif.

  • Au bout de 24 heures, noter la quantité d’urines recueillies et en apprécier la qualité.

Diurèse chez un patient porteur d’une sonde urinaire

  • Informer le patient.

  • Mettre une protection sur le sol, poser dessus le bocal à urine et le verre à pied graduée.

  • Ouvrir le paquet de compresses et les imbibées d’antiseptique.

  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.

  • Mettre les gants pour se protéger d'éventuelles projections.

  • Déclamper la poche de la sonde urinaire, verser les urines dans le verre à pied.

  • Clamper et essuyer l’embout de la poche de recueil avec les compresses imbibées d’antiseptique afin de prévenir l’infection urinaire par une colonisation de germes.

  • Noter la quantité d’urines émises et les verses dans le bocal à urine.

  • Jeter la protection, les compresses et les gants.

  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.

Risque

  • Diurèse faussée par erreur de recueil.

Surveillances et évaluations

  • Quantité :

  • Normal : 1,5 – 2 litres.

  • Oligurie : diminution du volume des urines : diurèse < 500 mL.

  • Anurie : absence totale ou quasi-totale d’urine.

  • Polyurie : augmentation du volume des urines : diurèse > 3 litres.

  • Aspect :

  • Clair : normal.

  • Dépôt : infection, caillot de sang.

  • Couleur :

  • Clair : aspect normal.

  • Trouble : infection.

  • Jaune foncé : urines concentrées.

  • Rouge-orangé : ictère, médicament.

  • Rouge-brun : hématurie.

  • Odeur :

  • Ammoniaque : normale.

  • Nauséabonde : infection.

vendredi 17 juin 2011

Le Régime Indemnitaire des Paramédicaux en détails

Décret exécutif n° 11-200 du 21 Joumada Ethania 1432 correspondant au 24 mai 2011 instituant le régime indemnitaire des fonctionnaires appartenant aux corps des paramédicaux de santé  publique.
....
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière,
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-3° et 125 (alinéa 2) ;
Vu l’ordonnance n° 06-03 du 19 Joumada Ethania 1427 correspondant au 15 juillet 2006 portant statut général de la fonction publique ;
Vu le décret n° 81-14 du 31 janvier 1981, modifié et complété, fixant les modalités de calcul de l’indemnité de travail posté ;
Vu le décret n° 85-58 du 23 mars 1985 relatif à l’indemnité d’expérience professionnelle ;
Vu le décret présidentiel n° 02-330 du 9 Chaâbane 1423 correspondant au 16 octobre 2002 portant institution d’une indemnité de documentation pédagogique au profit des fonctionnaires enseignants relevant du ministère de l’éducation nationale et des fonctionnaires d’enseignement spécialisé relevant des secteurs chargés de la formation professionnelle, de la jeunesse et des sports, des affaires sociales et de la santé ;
Vu le décret présidentiel n° 10-149 du 14 Joumada Ethania 1431 correspondant au 28 mai 2010 portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le décret exécutif n° 90-415 du 22 décembre 1990, modifié, instituant une indemnité de  performance et d’amélioration des prestations au profit des travailleurs des établissements relevant du secteur de la santé ;
Vu le décret exécutif n° 03-495 du 27 Chaoual 1424 correspondant au 21 décembre 2003 portant institution d’une indemnité de qualification au profit des fonctionnaires enseignants et assimilés  appartenant au ministère de l’éducation nationale et aux ministères de la formation professionnelle, de la santé, des affaires sociales et de la jeunesse et des sports ;
Vu le décret exécutif n° 11-121 du 15 Rabie Ethani 1432 correspondant au 20 mars 2011 portant  s statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps des paramédicaux de santé publique ;
Après approbation du Président de la République ;
Décrète :
Article 1er. . Le présent décret a pour objet d.instituer le régime indemnitaire des fonctionnaires régis par les dispositions du décret exécutif n° 11-121 du 15 Rabie Ethani 1432 correspondant au 20 mars 2011 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps des paramédicaux de santé publique.
Art. 2. . Les fonctionnaires appartenant aux corps des paramédicaux de santé publique relevant des filières « soins, rééducation et réadaptation médico-technique et médico-sociale » bénéficient, selon le cas, de la prime et des indemnités suivantes :
. prime d’amélioration des performances ;
. indemnité d’astreinte paramédicale ;
. indemnité de soutien aux activités paramédicales ;
. indemnité de technicité.
Art. 3. . La prime d’amélioration des performances calculée mensuellement au taux variable de 0 à 30% du traitement est servie, trimestriellement, aux fonctionnaires cités à l’article 2 ci-dessus.
Le service de cette prime est soumis à une notation selon des critères fixés par arrêté du ministre chargé de la santé.
Art. 4. . L’indemnité d’astreinte paramédicale est servie, mensuellement, aux fonctionnaires cités à l’article 2 ci-dessus au taux de 25% du traitement.
Art. 5. . L’indemnité de soutien aux activités paramédicales est servie, mensuellement, aux fonctionnaires cités à l’article 2 ci-dessus, selon les taux ci-après :
. 30% du traitement pour les fonctionnaires appartenant aux grades classés aux catégories 10 et
moins ;
. 25% du traitement pour les fonctionnaires appartenant aux grades classés aux catégories 11 et plus.
Art. 6. . L’indemnité de technicité est servie, mensuellement au taux de 10% du traitement aux paramédicaux de santé publique cités à l’article 2 ci-dessus classés aux catégories 11 et plus.
Art. 7. . Les fonctionnaires appartenant aux corps des paramédicaux relevant de la filière « enseignement et inspection pédagogique paramédicale » bénéficient de la prime et des indemnités suivantes :
. prime d’amélioration des performances ;
. indemnité de qualification ;
. indemnité d’expérience pédagogique ;
. indemnité de documentation pédagogique.
Art. 8. . La prime d’amélioration des performances calculée, mensuellement, au taux variable de 0 à 40% du traitement, est servie trimestriellement aux fonctionnaires cités à l’article 7 ci-dessus.
Le service de cette prime est soumis à une notation selon des critères fixés par arrêté du ministre chargé de la santé.
Art. 9. . L’indemnité de qualification est servie, mensuellement aux fonctionnaires cités à l’article 7
ci-dessus, au taux de 30% du traitement de base.
Art. 10. . L’indemnité d’expérience pédagogique est servie, mensuellement, au taux de 4% du traitement de base par échelon au profit des fonctionnaires cités à l’article 7 ci-dessus.
Art. 11. . L’indemnité de documentation pédagogique est servie, mensuellement aux fonctionnaires cités à l’article 7 ci-dessus, au montant forfaitaire de 3000 DA.
Art. 12. . Les primes et indemnités prévues aux articles 2 et 7 ci-dessus sont soumises aux cotisations de sécurité sociale et de retraite.
Art. 13. . Les modalités de mise en œuvre des dispositions du présent décret peuvent être précisées, en tant que de besoin, par instruction conjointe du ministre des finances et de l’autorité chargée de la fonction publique.
Art. 14. . Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent décret, notamment celles du décret n° 81-14 du 31 janvier 1981, du décret n° 85-58 du 23 mars 1985, du décret exécutif n° 90-415 du 22 décembre 1990, du décret présidentiel n° 02-330 du 9 Chaâbane 1423 correspondant au 16 octobre 2002 et du décret exécutif n° 03-495 du 27 Chaoual 1424 correspondant au 21 décembre 2003, susvisés, en ce qui concerne les paramédicaux de santé publique.
Art. 15. . Le présent décret prend effet à compter du 1er janvier 2008.
Art. 16. . Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger, le 21 Joumada Ethania 1432 correspondant
au 24 mai 2011.
Ahmed OUYAHIA.