vendredi 22 juillet 2011

Le cathéter veineux central

Le cathéter veineux central
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Définition
Le cathétérisme veineux central correspond à la mise en place dans le système veineux profond d’un cathéter long.
L’extrémité interne du cathéter est placée dans une grosse veine (la veine cave) par voie sous-clavière le plus souvent, voire jugulaire ou fémorale.

Indications
• Obtenir un débit important dans l’administration de perfusion et une dilution plus rapide des substances injectées.
• Posséder une voie permettant éventuellement les prélèvements sanguins.
• Voie d'abord veineuse périphérique inexploitable.
• Perfusion de solutés hypertoniques.
• Perfusion de drogues veinotoxiques.
• Nutrition parentérale prolongée.
• Nécessité d’une mesure de la pression veineuse centrale.
Risques et complications
• Embolie gazeuse : surveiller l’état neurologique, paramètre vitaux.
• Pneumothorax : surveillance de la respiration.
• Thrombose sur cathéter.
• Obstruction du cathéter.
• Infection.
• Hématome.
• Ponction accidentelle de la carotide.

Surveillances et évaluations
• Surveiller l’intégrité du cathéter et des connexions.
• Installer le patient en décubitus dorsal, légèrement en déclive lors de la manipulation des voies du cathéter, pour éviter le risque d'embolie gazeuse.
• Toujours hépariner la voie utilisé lors de l'arrêt de l'utilisation de celle-ci (utiliser une héparine de rinçage).
• Toujours vérifier le reflux avant l'utilisation d'une voie.
• Surveiller les signes d’infection local (rougeur, écoulement, gonflement) et généraux (hyperthermie, sueur, frissons).

Réalisation du soin : le cathétérisme veineux central
Matériel
Réalisation du soin
Matériel
• Kit de cathétérisme veineux central :
• Cathéter multi-lumière : comporte 2 ou 3 voies d’administration distinctes. Les émergences des voies se font à des endroits différents sur le cathéter :
• Voie distale : émergence la plus éloignée de l'extrémité se trouvant dans la vene.
• Voie médiane : émergence se trouvant au milieu des deux autres.
• Voie proximale : émergence la plus proche de l’extrémité interne.
• Aiguille.
• Guide métallique.

• Matériel pour la perfusion :
• Soluté à perfuser en poche pour perfusion.
• Tubulure stérile.
• Rampe de robinets.
• Pied à perfusion.
• Matériel pour la réalisation du soin :
• Champ stérile fenestré.
• Champ de table stérile.
• Compresses stériles.
• Poche de sérum physiologique isotonique 50 mL (permet de purger les lumières du cathéter).
• Seringue de 10 mL.
• Aiguille pompeuse (rose : 18 Gauge).
• Bistouri.
• Fils de suture.
• Produits pour l’antisepsie :
• Respecter les mêmes gammes de produit : polyvidone iodée ou chlorexidine.
• Savon antiseptique.
• Sérum physiologique ou eau stérile.
• Antiseptique dermique.
• Matériel pour l'habillage :
• Tenue stérile du médecin opérateur :
• Casaque stérile.
• Bavette.
• Gants stériles.
• Charlotte.
• Tenue du soignant :
• Bavette.
• Charlotte.
• Gants stériles.
• Tablier à usage unique.
• Tenue du patient :
• Bavette.
• Charlotte.
• Matériel d’anesthésie local :
• Anesthésique local : lidocaïne 1% (Xylocaïne®)
• Seringue de 10 mL.
• Aiguille pompeuse (rose : 18 Gauge).
• Aiguille sous-cutanée (orange : 25 Gauge).
• Matériel pour réalisation d’un pansement :
• Compresses stériles.
• Pansement stérile.
• Pansement occlusif stérile transparent (Opsite®, Tegaderm®).
• Matériel divers :
• Tondeuse.
• Sac à élimination des déchets.
• Container à déchets contaminés tranchants.
• Désinfectant de surface et chiffonnette.
• Nécessaire à l'hygiène des mains.
Réalisation du soin
Installation
• Prévenir le patient, lui expliquer le principe du soin et son utilité.
• S’habiller (tablier, bavette, charlotte).
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des emballages.
• Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
• Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
• Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
• Ouvrir aseptiquement les paquets de compresses et les imbiber avec le savon antiseptique (mettre un peu de sérum ou eau sur le savon antiseptique afin de le diluer), le sérum physiologique, l’antiseptique dermique, laisser un paquet de compresses sèches.
• Préparer la perfusion, purger la tubulure et la rampe de robinet.
• Installer le patient en décubitus dorsal, en trendelenburg 10° (légèrement en déclive), bras le long du corps, mettre un bilot au niveau de la colonne vertébrale. Mettre une bavette et une charlotte au patient et lui tourner la tête du côté opposé de la zone de ponction.
• Si besoin, dépiler la zone à perfuser avec une tondeuse ou aux ciseaux, ne pas raser.
• La dépilation doit toujours être réalisée dans le sens du poils pour éviter les folliculites.
Aide à la réalisation du soin
• Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Mettre les gants stériles.
• Pratiquer une première désinfection de la zone de ponction en 4 temps :
• Aller de l'extérieur vers l'intérieur = faire un côté, l'autre côté et terminer par le milieu (site de ponction).
• Ne jamais repasser à un même endroit.
• Utiliser une compresse par passage puis la jeter dans le sac à déchets contaminés.
• Respecter le temps de contact de l'antiseptique.
• Nettoyer avec le savon antiseptique.
• Rincer avec le sérum physiologique ou l'eau stérile.
• Sécher avec des compresses stériles sèches.
• Appliquer l'antiseptique dermique.
• Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Aider le médecin à l’habillage stérile.
• Servir le médecin stérilement :
• Repère de du point de ponction.
• Seconde désinfection avec antiseptique dermique.
• Anesthésie locale.
• Purge des lumières et des robinets avec le sérum physiologique isotonique.
• Ponction de la veine.
• Introduction du guide.
• Mise en place du cathéter à travers le guide.
• Retrait du guide.
• Vérification d'un reflux en aspirant le sang, ce qui permet en même temps de purger le cathéter.
• Fixation du cathéter à la peau : suture.
• Troisième antisepsie avec l'antiseptique dermique.
• Réalisation du pansement : pansement stérile recouvert d'un pansement occlusif transparent.
• Réinstaller le patient.
• Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Transmission : date de pose, veine de ponction (sous-clavière, fémorale, jugulaire externe), réaction du patient.





Réalisation du soin : le prélèvement sanguin sur un cathéter veineux central
Matériel
Réalisation du soin
Matériel
• Compresses stériles.
• Antiseptique (même famille que l'antiseptique utilisé pour la pose du cathéter : polyvidone iodée ou chlorexidine).
• Bouchon stérile pour site d'injection (robinet).
• 2 seringues stériles de 10 mL.
• 20 mL de sérum physiologique isotonique.
• Aiguille pompeuse (rose : 18 Gauge).
• Système de prélèvement :
• Corps de pompe à usage unique (vacutainer).
• Adaptateur stérile à usage unique pour corps de pompe.
• Ou seringue stérile.
• Tube(s) de prélèvement sous vide pour analyses (prévoir 2 tubes secs supplémentaire pour purger la ligne).
• Etiquettes laboratoire d'identification patient.
• Bons d'analyses laboratoire, avec pochette de transport.
• Bavette, charlotte.
• Gants non stérile à usage unique.
• Sac à élimination des déchets.
• Conteneur à déchets contaminés piquants et tranchants.
• Désinfectant de surface et chiffonnette.
• Nécessaire à l'hygiène des mains.
Réalisation du soin
La manipulation de la ligne de perfusion, du robinet ou d'une rampe de perfusion se fait toujours avec des compresses stériles imbibées d’antiseptique puisque les antiseptiques diminuent la colonisation des embases du cathéter : une dessous pour tenir le dispositif, une autre pour tourner le robinet et manipuler les bouchons.1
1Recommandations pour la pratique clinique “Prévention des infections liées aux cathéters veineux périphériques”, SFHH – HAS, novembre 2005. (R 36)
La manipulation de la ligne de perfusion, du robinet ou d'une rampe de perfusion se fait toujours après un lavage antiseptique des mains.2
2(article 86, 100 recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales, Ministère de l'Emploi et de la Solidarité. Secrétariat d'Etat à la Santé et à l'action sociale Comité Technique des Infections Nosocomiales - 2ème édition, 1999)

• Vérifier la prescription médicale.
• Prévenir le patient.
• S’habiller (bavette, charlotte).
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des emballages.
• Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
• Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
• Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
• Ouvrir aseptiquement le paquet de compresses stériles et les imbiber avec l’antiseptique.
• Préparer les deux seringues de 10 mL de sérum physiologique pour vérifier le reflux et effectuer le rinçage.
• Assembler l'adaptateur et le corps de pompe.
• Installer le patient en décubitus dorsal, légèrement en déclive.
• Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Mettre les gants.
• Manipuler le robinet de la voie à prélever avec des compresses stériles imbibées d’antiseptique.
• Manipuler le robinet de la voie d'injection avec des compresses stériles imbibées d’antiseptique.
• Fermer la voie, enlever le bouchon et adapter une seringue de 10 mL de sérum physiologique.
• Ouvrir la voie et aspirer pour vérifier le reflux sanguin, puis rincer.
• Fermer la voie.
• Adapter le corps de pompe.
• Ouvrir la voie.
• Purger la ligne avec les tubes de purges, les jeter.
• Prélever les tubes d'analyses selon un ordre précis (critère de bon prélèvement) : voir la fiche Ordre de prélèvement des tubes d'analyses biologiques.
• Fermer la voie, enlever et éliminer le corps de pompe.
• Adapter la seringue de sérum physiologique au robinet, ouvrir la voie et rincer la ligne.
• Fermer la voie, désadapter et jeter la seringue, visser un nouveau bouchon stérile.
• Réinstaller le patient.
• Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Vérifier la concordance des étiquettes et de l'identité du patient puis étiqueter les tubes d'analyses, remplir les bons d'analyse et acheminer les tubes au laboratoire d'analyse.
Réalisation du soin : l'injection sur cathéter veineux central
Matériel
Réalisation du soin
Matériel
• Produit à injecter.
• Présentation du produit :
• Seringue stérile de 1 mL à 20 mL en fonction de la quantité du produit à injecter.
• Poche pour perfusion avec tubulure.
• Bouchon stérile pour site d'injection (robinet).
• Compresses stériles.
• Antiseptique (même famille que l'antiseptique utilisé pour la pose du cathéter : polyvidone iodée ou chlorexidine).
• 2 seringues stériles de 10 mL.
• 20 mL de sérum physiologique isotonique.
• Aiguille pompeuse (rose : 18 Gauge).
• Bavette, charlotte.
• Sac à élimination des déchets.
• Conteneur à déchets contaminés piquants et tranchants.
• Désinfectant de surface et chiffonnette.
• Nécessaire à l'hygiène des mains.
Réalisation du soin
La manipulation de la ligne de perfusion, du robinet ou d'une rampe de perfusion se fait toujours avec des compresses stériles imbibées d’antiseptique puisque les antiseptiques diminuent la colonisation des embases du cathéter : une dessous pour tenir le dispositif, une autre pour tourner le robinet et manipuler les bouchons.1
1Recommandations pour la pratique clinique “Prévention des infections liées aux cathéters veineux périphériques”, SFHH – HAS, novembre 2005. (R 36)
La manipulation de la ligne de perfusion, du robinet ou d'une rampe de perfusion se fait toujours après un lavage antiseptique des mains.2
2(article 86, 100 recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales, Ministère de l'Emploi et de la Solidarité. Secrétariat d'Etat à la Santé et à l'action sociale Comité Technique des Infections Nosocomiales - 2ème édition, 1999)
• Vérifier la prescription médicale.
• Prévenir le patient.
• S’habiller (bavette, charlotte).
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des emballages.
• Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
• Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
• Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
• Ouvrir aseptiquement le paquet de compresses stériles et les imbiber avec l’antiseptique.
• Préparer les deux seringues de 10 mL de sérum physiologique pour vérifier le reflux et rincer la ligne.
• Vérifier la compatibilité du traitement à injecter et le traitement en cours d'administration par la perfusion.
• Préparer en respectant les règles de préparation, le produit à injecter dans une poche pour perfusion ou dans une seringue.
• Installer le patient en décubitus dorsal, légèrement en déclive.
• Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Manipuler le robinet de la voie d'injection avec des compresses stériles imbibées d’antiseptique.
• Fermer la voie, enlever le bouchon et adapter une seringue de 10 mL de sérum physiologique.
• Ouvrir la voie et aspirer pour vérifier le reflux sanguin, puis rincer.
• Fermer la voie et désadapter la seringue.
• Adapter la tubulure de la perfusion ou la seringue.
• Ouvrir la voie et régler le débit ou injecter.
• A la fin de l'administration du produit :
• Fermer la voie et ôter le moyen d'administration.
• Adapter la seringue de sérum physiologique au robinet, ouvrir la voie et rincer la ligne.
• Fermer la voie, désadapter et jeter la seringue, visser un nouveau bouchon stérile.
• Réinstaller le patient.
• Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
Réalisation du soin : l'ablation d'un cathéter veineux central
Matériel
Réalisation du soin
Matériel
• Bistouri stérile à usage unique ou lame stérile à usage unique.
• Pince stérile.
• Ciseaux stériles.
• Compresses stériles.
• Produits pour l’antisepsie :
• Respecter les mêmes gammes de produit : polyvidone iodée ou chlorexidine.
• Savon antiseptique.
• Sérum physiologique ou eau stérile.
• Antiseptique dermique.
• Pansement.
• Flacon bactériologique stérile.
• Etiquettes laboratoire d'identification patient.
• Bons d'analyses laboratoire, avec pochette de transport.
• Bavette, charlotte.
• Gants non stérile à usage unique.
• Gants stérile.
• Sac à élimination des déchets.
• Conteneur à déchets contaminés piquants et tranchants.
• Désinfectant de surface et chiffonnette.
• Nécessaire à l'hygiène des mains.
Réalisation du soin
• Prévenir le patient, lui expliquer le principe du soin et son utilité.
• S’habiller (tablier, bavette, charlotte).
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des emballages.
• Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
• Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
• Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
• Ouvrir aseptiquement les paquets de compresses et les imbiber avec le savon antiseptique (mettre un peu de sérum ou eau sur le savon antiseptique afin de le diluer), le sérum physiologique, l’antiseptique dermique, laisser un paquet de compresses sèches.
• Installer le patient en décubitus dorsal, légèrement en déclive.
• Mettre les gants à usage unique.
• Oter le pansement et l’éliminer dans les déchets contaminés ; ôter les gants et les jeter.
• Observer l’aspect du point de ponction, repérer les fils fixant le cathéter à la peau.
• Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Mettre les gants stériles.
• Pratiquer une première désinfection de la zone de ponction en 4 temps :
• Ne jamais repasser à un même endroit.
• Utiliser une compresse par passage puis la jeter dans le sac à déchets contaminés.
• Respecter le temps de contact de l'antiseptique.
• Nettoyer avec le savon antiseptique.
• Rincer avec le sérum physiologique ou l'eau stérile.
• Sécher avec des compresses stériles sèches.
• Appliquer l'antiseptique dermique.
Le fil extérieur est considéré comme étant septique. De ce fait, il ne doit pas passer par l'intérieur des tissus considérés comme aseptique.
Mais il arrive qu'une suture incluse dans la peau ne permette pas ce principe. Il est donc important d'ôter les fils après une antisepsie de la cicatrice.
• Saisir le nœud du premier fil à l'aide de la pince stérile et tirer légèrement pour soulever et décoller le fil de la peau.
• Couper le fil à ras de la peau et tirer doucement.
• Déposer au fur et à mesure les fils sur une compresse sèche et vérifier l'intégralité des fils.
• Poser un matelas de compresses en haut du point de ponction.
• Maintenir de l’autre main le cathéter avec une compresse stérile, de façon à ne pas se destériliser.
• Retirer le cathéter sans appuyer sur l’orifice avec le matelas de compresses car cela risque de fausser les résultats de bactériologie si les germes se fixent sur les compresses.
• Couper l’extrémité du cathéter et le mettre dans le flacon de bactériologie.
• Pratiquer une seconde antisepsie de la peau avec l’antiseptique dermique.
• Mettre un pansement pour éviter une infection et l’écoulement.
• Réinstaller le patient.
• Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
• Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
• Vérifier la concordance des étiquettes et de l'identité du patient puis étiqueter le flacon, remplir les bons d'analyse et acheminer le flacon au laboratoire d'analyse.

lundi 11 juillet 2011

L'ablation d'un drain


L'ablation d'un drain


Définition
    L’ablation d’un drain de Redon consiste à enlever le drainage aspiratif (sous vide) ou non aspiratif (sans vide) lorsque les sérosités recueillies deviennent moins importantes voire nulles.
Indications
  • Diminution du recueil des sérosités.
Matériel
  • Bistouri stérile à usage unique ou lame stérile à usage unique.
  • Pince stérile.
  • Gants stériles
  • Gants non stériles à usage unique.
  • Compresses stériles.
  • Pansement.
  • Produits pour l’antisepsie :
  • Respecter les mêmes gammes de produit : polyvidone iodée ou chlorexidine.
  • Savon antiseptique.
  • Sérum physiologique ou eau stérile.
  • Antiseptique dermique.
  • Flacon bactériologique stérile.
  • Etiquettes laboratoire d'identification patient.
  • Bon d'analyses laboratoire, avec pochette de transport.
  • Sac à élimination des déchets papier et matériel non contaminé.
  • Sac à élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux.
  • Conteneur à déchets contaminés piquants et tranchants.
  • Désinfectant de surface et chiffonnette.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.
  • Vérifier la prescription médicale :
  • Date d'ablation.
  • Ablation en mode aspiratif ou non aspiratif.
  • Quantifié le recueil du drain : si recueil important, ne pas enlever le drain et le signaler au médecin.
  • Prévenir le patient du soin, lui expliquer le processus, le prévenir que c'est un acte pouvant être douloureux.
  • Installer confortablement le patient.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de  l'intégrité des emballages.
  • Installation sur une surface propre et désinfectée au préalable.
  • Installer les poubelles de tri des déchets au pied du lit du patient.
  • Respecter le triangle d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : Propre (matériel) – Patient – Sale (poubelles).
  • Ouvrir aseptiquement les paquets de compresses et les imbiber avec le savon antiseptique (mettre un peu de sérum ou eau sur le savon antiseptique afin de le diluer), le sérum physiologique, l’antiseptique dermique, laisser un paquet de compresses sèches.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants non stériles à usage unique.
  • Oter le pansement et le jeter dans le sac à déchets contaminés ; ôter les gants et les jeter.
  • Observer l'aspect de l'orifice de sortie du drain de redon, repérer les fils fixant le redon à la peau à enlever.
  • Effectuer un lavage antiseptique des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Mettre les gants stériles.
  • Pratiquer une antisepsie de la peau en 4 temps :
  • Procéder toujours de façon à aller d'une zone nettoyée donc propre vers une zone moins propre : aller de l'extérieur vers l'intérieur = faire le contour puis terminer par l'orifice de sortie du drain.
  • Ne jamais repasser à un même endroit.
  • Utiliser une compresse par passage puis la jeter dans le sac à déchets contaminés.
  • Respecter le temps de contact de l'antiseptique.
  • Nettoyer avec le savon antiseptique.
  • Rincer avec le sérum physiologique ou l'eau stérile.
  • Sécher avec des compresses stériles sèches.
  • Appliquer l'antiseptique dermique.
Le fil extérieur est considéré comme étant septique. De ce fait, il ne doit pas passer par l'intérieur des tissus considérés comme aseptique.
Mais il arrive qu'une suture incluse dans la peau ne permette pas ce principe. Il est donc important d'ôter les fils après une antisepsie de la cicatrice.
  • Saisir le nœud du premier fil à l'aide de la pince stérile et tirer légèrement pour soulever et décoller le fil de la peau.
  • Couper le fil à ras de la peau et tirer doucement.
  • Déposer au fur et à mesure les fils sur une compresse sèche et vérifier l'intégralité des fils.
  • Déposer au fur et à mesure les fils sur une compresse sèche et vérifier l'intégralité des fils.
  • Poser un matelas de compresses sèches en haut du point de ponction.
  • Maintenir de l'autre main le drain du Redon avec une compresse stérile, de façon à ne pas se destériliser.
  • Retirer le drain sans appuyer sur l'orifice avec le matelas de compresses car cela risque de fausser les résultats de bactériologie si les germes se fixent sur les compresses.
  • Une fois le drain retirer, recouvrir l'orifice de sortie avec le matelas de compresses pour éviter un écoulement de la plaie.
  • Couper l'extrémité du drain et le mettre dans le flacon de bactériologie en restant stérile.
  • Pratiquer une seconde antisepsie de la peau avec l'antiseptique dermique.
  • Mettre un pansement légèrement compressif sur la cicatrice pour éviter une infection et l'écoulement de la plaie.
  • Oter les gants stériles et les jeter dans le sac à déchets contaminés.
  • Eliminer les déchets contaminés et désinfecter le matériel utilisé ainsi que le plan de travail.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Etiqueter le flacon au lit du patient, remplir le bon d'analyse et acheminer le flacon au laboratoire d'analyse.
  • Transmission : quantité et aspect des sérosités recueillies, aspect du point de ponction, nombre de fils enlevés, réaction du patient.
Risques et complications
  • Adhérence du drain aux tissus.
  • Risque d’hémorragie.
  • Risque infectieux.

Surveillances et évaluations
  • Evolution de la cicatrisation de l'orifice de sortie.
  • Etat du pansement.
  • Courbe de température.

jeudi 7 juillet 2011

L'oxygénothérapie


L'oxygénothérapie
Définition
    L'oxygénothérapie est une méthode visant à apporter artificiellement de l'oxygène à un malade de façon à rétablir ou à maintenir un taux normal d'oxygène dans le sang.
Indications
  • Hypoxémie (baisse de la teneur en O2 du sang).
  • Hypercapnie (augmentation de la teneur en CO2 du sang).
  • Hypoxie aiguë (diminution de la distribution de l'O2 dans les tissus) :
  • Objectif : correction rapide par apport de forts débits d'oxygènes afin d'obtenir une SpO2>90%.
  • Hypoxie chronique : pathologies entraînant une insuffisance respiratoire chronique, BPCO.
  • Objectif : correction par apport de faibles débits d'oxygène en contrôlant l'augmentation de la PaCO2, et maintenir une SpO2 aux alentours de 90-92% sans dépasser 95% :
  • Dans les BPCO, il faut utiliser un apport de faibles débits d'oxygène car un apport de forts débits d'oxygène supprime le stimulus respiratoire lié à l'hypoxie, le malade hypoventile, la PaCO2 augmente, le malade s'endort et s'arrête de respirer.
Matériel
  • Matériel d'administration :
  • Lunettes à oxygène.
  • Sonde nasale à oxygène.
  • Masque à oxygène.
  • Masque à haute concentration en oxygène.
  • Masque venturi à oxygène.
  • Système d'oxygénation :
  • Source d'oxygène :
  • Prise murale d'oxygène :
  • Débit-litre gradué de 0 à 15 l/min.
  • Humidificateur.
  • Tuyau souple.
  • Raccord biconique.
  • Bouteille d'oxygène.
  • Manodétendeur : permet de mesurer la pression, exprimée en bars, régnant dans la bouteille (manomètre) et d’apporter l’oxygène stocké sous haute pression à une pression plus faible où ce gaz pourra être utilisé (détendeur).
  • Tuyau souple.
  • Raccord biconique.
  • Mouchoir en papier.
  • Réniforme (haricot).
  • Pour la sonde nasale : compresses, eau stérile.
  • Nécessaire à l'hygiène des mains.
Les lunettes à oxygène
Propriétés des lunettes à oxygène
  • Faible débit : 0,5à 3 L/min.
  • Si débit > 6 L/min : innefficace car il n'augmente plus la FiO2 et le patient ressent un inconfort causé par le flux d'air dans les narines.
  • FiO2 : 24 à 44 % (Fraction Insipirée en Oxygène).
Lunettes à oxygène
Débit L/min
FiO2
1
24 %
2
28 %
3
32 %
4
36 %
5
40 %
6
44 %
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Installer le système humidificateur.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Mettre les lunettes à oxygène :
  • Placer les deux petits embouts dans les narines.
  • Passer la tubulure derrière chaque oreilles : les tuyaux font le tour complet des oreilles pour se rejoindre en avant sous le menton.
  • Ajuster les lunettes sous le menton à l'aide de la bague en plastique coulissante.
  • Il est inutile de demander au patient de respirer par le nez puisque la dépression créée dans le nasopharynx par une respiration normale, est suffisante pour "aspirer" l'oxygène vers les poumons.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer les lunettes quotidiennement.

La sonde nasale à oxygène
Propriétés de la sonde nasale à oxygène
  • Débit moyen : 1 à 8 L/min.
  • FiO2 : 30 à 50 % (Fraction Insipirée en Oxygène).
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Installer le système humidificateur.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Repérer la longueur de sonde a introduire dans la narine : distance nez-tragus (tragus : partie centrale de l'oreille, placée devant le conduit auditif externe).
  • Demander au patient de mettre la tête en arrière : permet de libérer les voies aériennes.
  • Lubrifier la sonde avec de l'eau stérile.
  • Introduire la sonde de la distance mesurée au préalable : la sonde se situera à l'extrémité inférieure du palais.
  • Raccorder la sonde nasale à oxygène avec le système d'oxygénation avec un raccord biconique.
  • Fixer la sonde sur le nez ou le front avec du sparadrap.
  • Tracé un repère sur la sonde au feutre indélébile :permet de repèrer si la sonde s'est déplacée.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer la sonde quotidiennement.
Le masque simple à oxygène
Propriétés du masque simple à oxygène
  • Le masque simple est muni d'ouvertures latérales sans valves souples qui permettent l'évacuation du gaz expiré (CO2).
  • Débit moyen : 4 à 8 L/min.
  • Si débit < 4 L/min : risque de réinhalation du gaz expiré (CO2) contenu dans le masque.
  • Si débit > 8 L/min : le masque ne sera plus efficace puisqu'un débit de 8 L/min assure l'enrichissement maximum qu'il est possible d'obtenir avec ces masques.
  • FiO2 : 40 à 60 % (Fraction Insipirée en Oxygène).
Masque simple à oxygène
Débit L/min
FiO2
5 - 6
40 %
6 - 7
50 %
7 - 8
60 %
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Installer le système humidificateur.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Mettre le masque :
  • Veiller à ce qu'il n'y ait pas de fuite.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer le masque quotidiennement.
Le masque à haute concentration en oxygène
Propriétés du masque à haute concentration en oxygène
  • Le masque à haute concentration est muni :
  • Réservoir souple : réservoir en O2 qui permet un enrichissement à 100% en oxygène de l'air inspiré.
  • Une valve unidirectionnelle : empêche l’air expiré de retourner dans la réserve et limite ainsi le phénomène de réinhalation du gaz expiré (CO2).
  • Deux ouvertures latérales pourvus de valves souples : permettent l’évacuation du gaz expiré (CO2) et empêche l’entrée d’air ambiant à l’intérieur du masque : permet donc d’inhaler de l’oxygène pur.
  • Débit fort : 8 l/min minimum.
  • FiO2 : 80 à 100% (Fraction Insipirée en Oxygène).
Masque à haute concentration d'oxygène
Débit l/min
FiO2
8
80 %
9
90 %
10
100 %
Réalisation du soin
  • Vérifier la prescription médicale : débit d'oxygène.
  • Prévenir le patient.
  • Installer le patient en position assise ou demi-assise.
  • Faire moucher le patient si possible.
  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
  • Monter le système d'oxygénation :
  • Vérifier le fonctionnement de la source d'oxygène.
  • Régler le débit d'oxygène.
  • Ne pas installer de système humidificateur : l'humidification de la valve souple peut altérer le fonctionnement du masque à haute concentration.
  • Remplir le réservoir en O2 : obturer avec un doigt la valve.
  • Mettre le masque :
  • Veiller à ce qu'il n'y ait pas de fuite.
  • Surveiller la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
  • Changer le masque quotidiennement.

mercredi 6 juillet 2011

L'oxymétrie de pouls : la saturation pulsée en oxygène : SpO2

Lorsque l'oxygène est distribué aux tissus, le globule rouge est quasi déchargé en oxygène. L'hémoglobine désoxygénée s'appelle, la déoxyhémoglobine.
Fonctionnement
Le principe de fonctionnement des appareils de mesure repose sur l’émission de deux lumières (rouge et infrarouge), et de la mesure de leur absorption par le flux pulsatile du sang :
  • L'oxyhémoglobine absorbe plus de lumière infrarouge et laisse passer plus de lumière rouge.
  • La déoxyhémoglobine absorbe plus de lumière rouge et laisse passer plus de lumière infrarouge.
La partie non absorbée est recueillie par le capteur photoélectrique et analysé. L’analyse est effectuée suivant la valeur d'absorption de l’oxyhémoglobine et de la déoxyhémoglobine.
Interprétation du résultat
L'oxymétrie repose donc sur la mesure de l'absorption lumineuse de l'hémoglobine au niveau des capillaires sanguins et plus précisément sur le taux d'oxyhémoglobine et de déoxyhémoglobine de chaque globule rouge :
  • Une SpO2 de 98 % signifie que chaque globule rouge est chargé à 98% d'oxyhémoglobine et de 2% de déoxyhémoglobine.
  • Une SpO2 de 98 % ne signifie pas 98% des globules rouges sont chargés en oxygène.
L'oxymétrie de pouls permet donc de mesurer la proportion d'hémoglobine totale combinée à l'oxygène.
Le résultat affiché reflète les 3 à 6 dernières secondes de saturation. Il est mis à jours toutes les demi-secondes.
Indications
  • Surveillance de la fonction respiratoire.
  • Surveillance du pouls et de la perfusion périphérique.
Matériel
  • Appareil de mesure.
  • Câble.
  • Capteurs :
  • Doigtier.
  • Autocollant.
Réalisation du soin
  • Vérifier l'intégrité du capteur, du câble.
  • Placer le capteur :
  • Extrémité des doigts ou des orteils.
  • Lobe de l'oreille.
  • Nez.
  • Plante ou dos des pieds chez l'enfant.
  • Régler les alarmes.
Complications : limites de la mesure
  • Anomalie voire absence de détection : pouls faible ou irrégulier.
  • Compression du membre : ne pas mettre le capteur au bras portant le brassard à tension.
  • Mauvais positionnement du capteur.
  • Hypothermie.
  • Frisson.
  • Hypotension artérielle.
  • Vasoconstriction.
  • Troubles du rythme.
  • Anémie car hématocrite bas.
  • Agitation du patient.
  • Hémoglobine anormale :
  • Carboxyhémoglobine : association de monoxyde de carbone et de l'hémoglobine : intoxication. La carboxyhémoglobine est considérée comme de l'oxyhémoglobine par le capteur, ce qui fait une surestimation de la saturation.
  • Colorants sur les ongles.

La Diurèse

Indications

  • Surveillance quantitative et qualitative de l’élimination urinaire.

  • Bilan des entrées et sorties liquidiennes.

  • Patient porteur d’une sonde vésical.

  • Faire un ionogramme urinaire.

Matériel

  • Verre à pied gradué.

  • Bocal gradué muni d’un couvercle.

  • Protection papier absorbante à usage unique.

  • Compresses stériles.

  • Antiseptique à large spectre.

  • Gants non stériles à usage unique.

  • Nécessaire à l'hygiène des mains.

Réalisation du soin

Diurèse chez un patient continent

  • Informer le patient sur le recueil et la surveillance de ses urines.

  • Demander au patient d’uriner et de jeter les urines.

  • A partir de ce moment, commencer le recueil, noter l’heure de début du recueil.

  • Recueillir les urines dans un bocal gradué nominatif.

  • Au bout de 24 heures, noter la quantité d’urines recueillies et en apprécier la qualité.

Diurèse chez un patient porteur d’une sonde urinaire

  • Informer le patient.

  • Mettre une protection sur le sol, poser dessus le bocal à urine et le verre à pied graduée.

  • Ouvrir le paquet de compresses et les imbibées d’antiseptique.

  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.

  • Mettre les gants pour se protéger d'éventuelles projections.

  • Déclamper la poche de la sonde urinaire, verser les urines dans le verre à pied.

  • Clamper et essuyer l’embout de la poche de recueil avec les compresses imbibées d’antiseptique afin de prévenir l’infection urinaire par une colonisation de germes.

  • Noter la quantité d’urines émises et les verses dans le bocal à urine.

  • Jeter la protection, les compresses et les gants.

  • Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.

Risque

  • Diurèse faussée par erreur de recueil.

Surveillances et évaluations

  • Quantité :

  • Normal : 1,5 – 2 litres.

  • Oligurie : diminution du volume des urines : diurèse < 500 mL.

  • Anurie : absence totale ou quasi-totale d’urine.

  • Polyurie : augmentation du volume des urines : diurèse > 3 litres.

  • Aspect :

  • Clair : normal.

  • Dépôt : infection, caillot de sang.

  • Couleur :

  • Clair : aspect normal.

  • Trouble : infection.

  • Jaune foncé : urines concentrées.

  • Rouge-orangé : ictère, médicament.

  • Rouge-brun : hématurie.

  • Odeur :

  • Ammoniaque : normale.

  • Nauséabonde : infection.